Les digressions de l'homme Baobab
Joan Bastide
l'Homme Baobab
Entrepreneur social et environnemental · conteur · géographe
Vingt ans sur le terrain de l'environnement - adaptation climatique, conservation, agroécologie, gouvernance foncière - entre Afrique, Asie et Caraïbes.
Environnement, recherche, écriture, musique. Des fragments, en apparence.
En réalité, les expressions multiples d'une seule et même vision. Ce qui peut ressembler à de la dispersion est en réalité une méthode : vingt ans à naviguer entre les mondes m'ont appris que les meilleures solutions naissent aux intersections.
D'un seul tronc jaillissent les branches, et des branches naissent les feuilles et les fruits.
Le fil rouge
Tout est récit
Dans un monde saturé d'informations, ce qui manque n'est pas la donnée, mais le sens. Raconter, c'est lui donner une épaisseur, une direction, une émotion qui restent.
L'Homme Baobab
Ce nom ne vient pas de moi.
Il m'a été donné à Bamako, un soir de 2007, par des musiciens maliens venus enregistrer des maquettes sur mon matériel de fortune. Ils regardaient cet étranger qui écrivait des rapports le jour et produisait de la musique la nuit, et ils m'ont baptisé : l'Homme Baobab.
Le baobab n'appartient à aucune catégorie confortable. On dirait qu'il a été planté à l'envers, ses branches tendues vers le ciel comme des racines. Solitaire mais solidaire : il se dresse seul dans la plaine et pourtant il donne tout - de l'ombre, l'eau qu'il garde dans son ventre pour la saison sèche, des fruits pleins d'énergie. C'est sous ses bras qu'au Sahel on se retrouve pour délibérer, négocier, raconter.
J'ai gardé le nom parce qu'il dit quelque chose de vrai. Pas ce que je suis. Mais ce que j'aspire à être.
Et ce site pousse comme lui : des Racines aux Graines, en passant par les Branches, les Feuilles et les Fruits.
Le baobab ne se définit pas lui-même. Il se contente d'être au monde, et de faire ce qu'il fait depuis toujours : grandir sans faire de bruit.